Les régimes peu inflammatoires peuvent réduire le risque de démence, même avec des biomarqueurs élevés

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Anja Mrhar s’est assise avec ses données. Les chiffres étaient clairs, bien que troublants.

Les personnes âgées suivant un régime alimentaire provoquant davantage d’inflammation étaient significativement plus susceptibles de développer une démence sur une période de 15 ans.

Ce n’est pas simplement un autre titre sur la façon dont le chou frisé guérit tout. C’est nuancé. L’étude, publiée dans JAMA Network Open, s’est concentrée sur le risque de démence dû aux aliments inflammatoires et au mode de vie.

Voici le piège. Même les personnes qui présentaient déjà des signes sanguins d’un risque élevé d’Alzheimer ont bénéficié de ce régime.

Pourquoi est-ce important pour vous ?

Parce que vous vous sentez probablement impuissant face à la démence. Elle touche près de 10 % des personnes âgées aux États-Unis. Nous ne savons pas vraiment pourquoi elle frappe certaines et en oublie d’autres. Génétique? Bien sûr. Âge? Oui. La santé cardiaque ? Évidemment.

Mais la nourriture que vous mettez dans votre assiette en ce moment pourrait en fait faire bouger les choses.

L’étude suédoise : ce que disent réellement les données

Regardons la mécanique. Les chercheurs ont suivi 1 865 personnes âgées suédoises. Ils n’étaient pas atteints de démence au début.

La période de suivi ? Jusqu’à 15 ans.

Pendant cette période, 240 participants ont été diagnostiqués. Les chercheurs ont utilisé ce qu’on appelle le score empirique inflammatoire diététique. Ils ont mesuré le potentiel inflammatoire de ce que les gens mangeaient et l’ont comparé à leur dossier de santé.

Le modèle était cohérent.

« Les scores indiquant un potentiel inflammatoire plus faible reflétaient généralement une plus grande consommation de produits tels que les légumes, le thé et le café, et une consommation plus faible de viande, de céréales raffinées et de boissons gazeuses. » — Anja Mrhar, auteur principal de l’étude

Voici la question spécifique que de nombreuses personnes tapent sur Google : Un régime alimentaire peut-il réduire le risque de démence si je présente déjà des facteurs de risque ?

Oui.

Les personnes présentant des biomarqueurs spécifiques de la maladie d’Alzheimer qui s’en tenaient à un régime alimentaire peu inflammatoire avaient un risque relatif jusqu’à 29 % inférieur de développer une démence.

Ce numéro n’est pas une garantie. C’est un avantage statistique. Un élément important.

Pourquoi l’inflammation est importante pour le cerveau

Le lien entre inflammation et maladie d’Alzheimer est complexe. Ce n’est pas un simple changement.

« Les changements biologiques liés à la maladie d’Alzheimer et à la neurodégénérescence peuvent commencer des années avant l’apparition des symptômes… » — Anja Mrhar

Mais leur présence ne signifie pas que la démence se développera inévitablement.

La théorie est qu’une inflammation chronique de faible intensité dans le corps crée un environnement hostile pour les neurones. Si votre corps lutte constamment contre le feu, votre cerveau en subit les dommages collatéraux.

Cela ne veut pas dire que vous devriez paniquer pour chaque part de gâteau. Cela signifie que le modèle global compte plus que n’importe quel repas.

Clifford Segil, DO, neurologue au Providence Saint John’s Health Centre, souligne la nuance. L’inflammation cérébrale peut provenir d’infections ou de tumeurs. Mais l’inflammation alimentaire ? C’est différent. C’est gérable.

Comment manger pour réduire le risque de démence (sans devenir fou)

Keri Gans, RD, note que les gens compliquent souvent les choses à l’excès. Ils pensent qu’ils doivent supprimer tout ce qu’ils aiment.

L’étude a révélé quelque chose de contre-intuitif.

Ils n’ont pas testé un régime prescrit. Ils n’ont pas demandé aux participants d’éliminer la caféine ou les produits laitiers.

En fait, le thé et le café ont obtenu de bons résultats pour réduire l’inflammation dans cet indice spécifique.

Alors, quel est le régime anti-inflammatoire pour la prévention de la démence ?

Il ne s’agit pas de restriction. C’est une question d’addition et de qualité.

Se concentrer sur:

  • Légumes (beaucoup d’entre eux)
  • Thé et café (oui, vraiment)
  • Céréales entières au lieu de céréales raffinées
  • Poisson et noix
  • Graisses saines

Évitez ou minimisez :

  • Viandes rouges et transformées
  • Céréales raffinées (pain blanc, viennoiseries)
  • Boissons gazeuses

Gans le résume bien. Une alimentation équilibrée favorise à la fois la santé cérébrale et la santé globale. Il est inutile de rechercher un seul aliment « stimulant le cerveau ».

Vue d’ensemble

L’alimentation à elle seule ne sauvera pas tout le monde de la maladie d’Alzheimer. Rien n’est aussi simple.

Mais les facteurs liés au mode de vie sont importants au cours des premières étapes cliniquement silencieuses. Vous pouvez commencer à apporter des modifications dès maintenant. Même si vos biomarqueurs paraissent déjà un peu rouges.

Il s’agit de construire un système résilient.

« Le maintien d’une alimentation plus saine… peut encore être pertinent pour le risque de démence. »

N’attendez pas les symptômes. N’attendez pas un diagnostic.

La nourriture que vous choisissez aujourd’hui est un vote pour votre futur cerveau. C’est un petit choix. Mais de petits choix, accumulés sur 15 ans, aboutissent à quelque chose d’important.

Ou peut-être pas. La science est probabiliste et non prophétique. Mais ignorer les données semble être le pire pari.

Alors, prends le café. Mangez le brocoli. Évitez le soda.

Le reste dépend de la biologie. Et de la chance.